
Le projet "enterraum" est basé sur des photographies
du lieu d’exposition que nous avons prises préalablement. L’idée pour
ce projet étant d’explorer de nouvelles relations– avec
une référence directe à l’espace dans lequel
on se trouve en regardant l’installation.
Pour réaliser ce projet, nous avons photographié chaque détail
de l’architecture de l’espace enter. Ensuite, nous avons isolé
chaque élément et nous les avons suspendus les uns derrière
les autres dans l’espace – la fenêtre se retrouve donc
séparé de son cadre et son cadre séparé de sa
poignée. Le spectateur se trouve donc face à une « sculpture
photographique ».
Avec cette installation, nous voulions questionner l’espace d’exposition
et s’interroger autour de la notion de « white cube ».
Derrière une apparence neutre, l’espace enter conserve des
détails architecturaux propres à son bâtiment (moulures,
ornements, etc). Cette pièce prend l’espace d’exposition
comme matière d’expérimentation. Par cette vision complétement
différente de l’espace, notre attention est directement dirigée
vers les détails de l’environnement. Notre expérience
est celle d’un monde construit et arrangé. Des nouveaux liens
entre les éléments individuels peuvent ainsi être conçu
et des nouveaux espaces inventés.
Avec un référant au réel (enterraum) nous proposons
aux spectateurs une manière plus directe de percevoir cet espace.
Cette intervention permet ainsi de voir l’espace d’exposition
non plus seulement à travers sa fonction mais aussi par ses spécificités
liés à son architecture, à ses enjeux et contraintes
spatiales.