L'installation vidéo "cirucus"
considère la construction
de l’espace d’une manière particulière. Des photographies
digitales d’une place animée de Genève sont à la
base de ce projet vidéo. Ces images ont été séparées
en couches successives et animées. L’installation montre une
vue de la ville en mouvement constant qui semble se désintégrer.
Morceaux d’architecture urbaine, logos, passants, flottent incalculablement
et vertigineusement vers le spectateur. A partir de photographie documentaire
d’une véritable ville, les artistes créent une troisième
dimension qui se réfère indirectement au monde virtuel 3D des
ordinateurs, en même temps qu’elle déconstruit l’inambiguïté
et la cohérence spatiale.
De plus, le projet du collectif_fact se réfère à la manière dont
on s’approprie les structures d’un espace urbain. Le mouvement
accéléré et la navigation dans l’espace public
est le résultat d’une perception non-linéaire de notre
environnement, d’une vision qui associe, scrute certains petits détails
ou points de repère.
En conséquence, la conception quotidienne de la ville homogène,
clairement structurée, unifiée donne, ici, une impression fragmentaire
et dynamique de l’espace urbain.
Texte de Katrin Mundt, pour le catalogue de l’exposition "So
wie die Dinge liegen", hartware kunst verein + medien_kunst_netz, Dortmund,
Allemagne