
Mise en place du décor : une route qui se perd au loin, des lampadaires,
dont un, clignote pour accentuer le côté « suspense ».
Un espace atmosphérique dont le jeu et la représentation font
référence à l’univers artificiel d’Hollywood.
En ayant recours uniquement aux accessoires nécessaires à
sa compréhension, cet environnement ressemble à certaines
images véhiculées par le cinéma américain. Attente.
L’événement qui aura lieu sera alors court, absurde,
irréel bien qu’il fasse référence à l’imagerie
catastrophiste du cinéma. Ainsi, il provoque un décalage entre
l’attente que cet espace peut engendrer, et ce qu’il arrive
si celui-ci ne répond pas au stéréotype.
Contrairement au cinéma hollywoodien qui toujours surenchérie
le mimétisme et le réalisme, notre vidéo tend à
une réduction de ces effets. En effet, nous avons économisé
les moyens utilisés et nous avons exploité une esthétique
« low tech ». La technique utilisée est donc totalement
liée au projet car elle permet de détourner un modèle
avec les mêmes moyens. Le son renforce lui aussi l’irréalisme
car il ne concorde que partiellement avec l’image.
Deuxièmement, nous avons décidé de nous basé
sur un modèle narratif simple qui rappelle bon nombre des scénarios
de films d’action. En effet, il nous semble qu’actuellement
la logique narrative de ceux-ci est redondante et laisse une impression
de déjà-vu. Ainsi, tout en réduisant les éléments
montrés au minimum, nous continuons de produire une micro histoire.
Cette vidéo est un jeu qui rend les éléments du langage
cinématographique apparent.
Finalement, on est tenté de se dire que rien ne s’est passé,
comme dans les films où la catastrophe est toujours maximale mais
jamais définitive.
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